08.05.2006
Légende des Flandres
Gambrinus était amoureux de Flandrine, la fille de son maître verrier. Malheureusement, cet amour n’était pas réciproque. Désespéré, il tenta un jour de se suicider. C’est ce moment que choisit le diable pour intervenir. En échange de l’âme du malheureux, l’esprit malin lui promit de lui faire oublier Flandrine.
Rien n’y fit. Le diable revint alors, fit pousser un champ de houblon et apprit à Gambrinus à faire un breuvage qui lui permettrait à coup sur d’oublier Flandrine.
Gambrinus créa ainsi la bière, qui rencontre très vite un vif succès auprès des villageois. Il réussit ainsi à oublier Flandrine et même à annuler son pacte avec le diable.
Lorsqu’il mourut cent ans plus tard, on retrouva à la place de son corps un tonneau de bière.

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10.04.2006
Masturbation gauchiste pour un progrès social...
En cours de construction...

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03.04.2006
L'avenir : l'échange des savoirs?
Quelqu'un qui se découvre capable d'apprendre et de transmettre des savoirs renforce sa confiance en lui, sait choisir ce qui lui convient dans le jeu social, voit se vivifier le réseau de ses relations et donc se diversifier les occasions de résoudre telle ou telle difficulté. En brisant les barrières de l'âge, de classes sociales ou de cultures, les rencontres que suscitent les R.E.R.S (Réseaux d'Echanges Relatifs de Savoirs) donnent à ceux qui le désirent les moyens de s'inscrire dans un projet de création collective.
Le principe est simple : chaque personne est susceptible d’apporter à une autre des connaissances sur un domaine précis. Chacun d’entre nous peut être tour à tour formateur et en demande de formation. Le principe de l’offre et de la demande joue alors, au travers des RERS. Les échanges sont gratuits, de type donnant – donnant, et concernent tous les domaines. Par exemple, untel va donner à tel autre des cours de langue en échange des cours de menuiserie que lui donnera une autre personne.
Au delà de l’intérêt évident du principe au niveau individuel, c’est toute la structure sociale qui peut en bénéficier. Le maillage social peut s’en trouver renforcé, la cohésion améliorée. Mieux encore, ce principe est porteur d’avenir dans la mesure où, en plus de court-circuiter les marchés traditionnels (attention, c’est du travail au noir, dirons les mauvaises langues !), il peut permettre de revaloriser bon nombre de personnes, de leur faire regagner confiance en elles.
Dans le cadre du travail social, notamment des actions en faveur de la réinsertion socioprofessionnelle, ces dispositifs seront – je l’espère – amenées à se développer. CQFD.
(Plus d’infos sur le www.mirers.org).

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Panurge rembarré...
Arras, le 24 mars 2006
Lettre à nos parents
Chère Maman, cher Papa,
Depuis quelques semaines, avec un grand nombre de mes copains et de mes copines, mais aussi avec d'autres jeunes des autres lycées, je demande le retrait du CPE. Au début, je ne savais pas très bien ce qu'était le CPE mais maintenant je suis sûr-e que ce contrat première embauche va me nuire pendant des années.
Sur nos pancartes, il est inscrit « jetable », savez vous qu'un employeur aura la possibilité de me licencier à n'importe quel moment, par une simple lettre et sans explication à fournir.
Sur nos pancartes, il est inscrit « exploitable », comment me sera-t-il possible de refuser, de dire Non, de réclamer ou de simplement parler franchement, puisque la porte sera toujours entrouverte pour me mettre dehors.. Il me sera impossible de demander une augmentation de salaire, ou des améliorations de mes conditions de travail. Il me sera impossible de revendiquer ou de signer la moindre pétition, c'est terrible.
Toi Maman et toi Papa, dans ton entreprise, tu es considéré-e. Moi avec un CPE, je serais pendant deux ans voire plus, absent-es des effectifs. Je n'aurai pas le droit de vote pour les élections professionnelles ni pour les Prud'hommes. Pire, si je travaille dans une entreprise avec un comité d'entreprise, mon salaire ne sera pas inclus dans le calcul de la masse salariale. C'est-à-dire que je vais là encore pénaliser les autres salariés.
Avec le CPE, le licenciement ne donne pas droit à une indemnité basée sur un pourcentage du salaire pendant les six premiers mois. Avec le CPE quand on est licencié, on touche d'abord une prime de 8% des salaires perçus (CDD 10%) et 480 EUR pendant deux mois puis plus rien, et encore, il faut quatre mois de présence. Et entre deux CPE, la période ne peut être inférieure à 2 mois.
Dans ce cas, vous comprendrez que je serais encore à la maison pendant quelques années, et j'espère que vous accepterez de m'accueillir même si cela n'était pas prévu. De même si je veux acheter une voiture, il faudra que vous vous portiez caution et de payer les traites du crédit si je suis licencié-e même si le motif est intolérable et «bidon». Pourtant, les fins de mois sont difficiles et les factures de plus en plus lourdes.
Le CPE est un des articles d'une Loi, c'est la Loi Borloo sur l'égalité des chances. Drôle de nom pour une Loi qui divise et qui rend les salariés-es jeunes inégaux face aux autres, les plus de 27 ans et 11 mois. Dans cette Loi, d'autres articles; le contrat emploi senior qui est un CPE mais pour ceux de 56 à 59 ans. Il y a aussi le retour du travail des enfants à 14 ans dans l'apprentissage et pire encore le retour de la possibilité de travailler de nuit à partir de l'âge de 15 ans. Et plein d'autres mesures menaçantes sont dans cette Loi.
Ma chère maman, mon cher Papa, la situation est grave. Avec la mise en place de cette Loi, c'est tout le Droit du et au Travail qui est remis en cause.
Ils ont commencé par la jeunesse, mais la suite rapide sera la remise en cause de tout le Code du Travail et des Statuts. C'est la remise en cause de votre CDI.
La lutte que je mène aujourd'hui, c'est pour toi maman et pour toi papa, et peut être que vous ne le saviez pas. La jeunesse a montré l'exemple de son courage et de sa détermination, pourquoi pas vous ?
Les syndicats de salariés, d'étudiants, de lycéens, appellent à la grève partout et à venir manifester. Je souhaite que toi Maman, toi Papa, que Mamie et Papy, vous m'accompagniez pour être encore plus nombreux et montrer des familles unies et solidaires face à l'arbitraire et à la régression sociale.
Alors faites la grève et rendez vous tous ensemble.
La jeunesse est face à un danger et elle a réagi, elle n'a pas été écoutée, aux parents de réagir. Dites le à vos amis et vos collègues.
Voilà, vous savez tout. Alors, Maman, Papa, je compte sur vous pour m'aider et me sauver des griffes de l'injustice sociale anti-jeune. Et même si sur ordre, les proviseurs envoient des lettres, si les professeurs principaux menacent par téléphone, sachez que nous ne sommes pas paresseux-ses, mais que nous sommes en lutte pour notre avenir, alors que le leur est bien assuré et qu'ils n'ont rien à perdre d'autre que leur dignité.
Votre enfant qui vous embrasse très fort.
Texte des lycéens en lutte d'Arras : de Carnot, de Gambetta, de Robespierre, de Guy Mollet, de Savary, de Jules Ferry, de Le Caron, du Lycée Agricole.

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16.03.2006
Je ne résiste pas...
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L'abribus
Dans une ruelle paisible, bordée d’arbres centenaires, se dresse un monument des villes contemporaines. Chapeauté de tôle, fermé sur trois côtés par des plaques de plexi, il peut dans certaines conditions faire office de chapelle. Une chapelle dédiée à l’amour.
Imaginez… Non loin de là se trouve une salle des fêtes. Les flonflons et les rires se font encore entendre, étouffés mais distincts. Assise sur un côté du banc, la jeune femme, lasse de convivialité, a voulu échapper aux réjouissances. Elle a les yeux cernés, mais son sourire contraste. Elle est fatiguée, rien d’autre, et contente d’être là. Et elle est belle… Tellement belle.
La tête reposant sur les genoux de notre personnage, un jeune homme, yeux fermés, est allongé sur le banc. Il se laisse masser la nuque, puis se saisit d’une des mains de sa partenaire et la serre avec une tendresse infinie.
En ces premiers beaux jours, le ciel est dégagé, quelques étoiles se montrent. Venant des alentours, des fragrances d’herbe fraîchement coupée ajoutent à la féerie du lieu. Une brise légère caresse les amants.
A ce moment du récit, une alternative se pose. Les jeunes gens peuvent rester là un moment, profitant de la quiétude puis retourner se mêler aux fêtards. Et dans ce cas, ce moment n’aura été qu’un moment de plus, agréable mais qui sera vite oublié…
…Ou alors, transperçant leur candeur, ce moment peut rester à jamais marqué dans leurs esprits. La conscience du bonheur, de son existence et de sa présence, peut se faire ressentir. Et dans ce cas de figure, l’avenir de ces jeunes gens ne sera plus une quête mais un temps de profit. Deux vies entrelacées.

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14.03.2006
Songe
Une rafale irisée
Telle un fléau m’a dévasté
Dénaturant l’ipséité,
Brûlant mon être sans coup férir.
Illuminé, mais aveuglé.
L’angoisse me ronge, la douleur lance.
S ans toi l’agueusie devient mode de vie
A lors même que nul projet n’attise l’intérêt
B risé, fourbu, perdu dans ces pensées
R éduit à l’obsession, confiné dans le flot.
I llusoire est l’idée de ne plus pouvoir t’aimer.
N os actes nous reviennent, revanchard le passé.
A toi aussi il t’a volé la vie.
Ensemble, éradiquons les tourmentes passées.
La canopée est accessible.
De nos âmes en symbiose l’alchimie renaîtra.
Légèreté et tendresse ; flamme attisée ensuite,
Et seulement alors atteindrons-nous les portes de l’Eden.
Si seulement ces quelques signes couchés sur un papier
Ne pouvaient exhaler qu’un peu du ressenti,
Alors cesserait une attente implacable,
L’infamie s’effacerait, l’inexpiable s’absolverait.
Et nos rêves prendront vie.
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Histoire de conversion
La formule de conversion d’une année du calendrier hégirien (H) en année du calendrier grégorien (G) est la suivante :
G = H + 622 – (H / 33)
En effet, alors que le calendrier grégorien se base sur le cycle du soleil, le calendrier hégirien se base sur les cycles lunaires. Les années sont alors plus courtes (environ 354 jours).
A cela il faut ajouter 622, soit l’année de l’Hégire, c’est-à-dire de la fuite de Mahomet vers Médine, année charnière pour l’Islam.


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07.03.2006
Satyâgraha
Gandhi

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20.01.2006
Le saviez-vous?
Le louvard est au loup ce que l'adolescent est à l'homme... si si! Allez, une petite photo de louveteau pour fêter cette nouvelle connaissance.

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